Akumajou Dracula

 

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Akumajou Dracula (JAP)                                                

Super Castlevania IV (US & EUR)                                             

Console : Super Nintendo                                       

Genre : Action / Plate-forme                                                                  

Editeur & Développeur : Konami                                                                               

Date de sortie : 1991

Nombre de joueurs : 1

Difficultée : Difficile

Sauvegarde : Passwords

Premier épisode de la saga sur console 16 bits, et premier Castlevania tout court pour pas mal de joueurs, Akumajou Dracula (plus connu chez nous sous le nom de Super Castlevania IV) est plus une sorte de remake approfondi du 1er opus sorti sur nes qu'un nouveau numéro à part entière. Le personnage principal est donc toujours le même, à savoir Simon, qui doit une nouvelle fois partir en guerre contre son pire enemi, le comte Dracula. Simon est le descendant d'une longue lignée de chasseurs de vampires, les Belmont. Pour mener à bien  sa tâche, il est armé d'un fouet transmis dans sa famille de génération en génération, le Vampire Killer, qui comme son nom l'indique, sert à tuer les vampires.

Ce castlevania peut presque être considéré comme un épisode à part de la série du fait de son gameplay remanié, gameplay qui ne sera d'ailleurs pas conservé par les épisodes suivants. Le but à atteindre est par contre toujours le même, c'est à dire traverser des stages parsemés de pièges et infestés de monstres en tout genres jusqu'au Comte Dracula et finir par lui régler son compte. Akumajou Dracula est également très marqué par la censure sur les versions européennes et américaines, il est donc vivement conseillé d'y jouer dans sa version japonaise.  

Considéré à sa sortie comme une vitrine technologique pour la Super Nintendo (qui débutait alors), le jeu est resté très joli au niveau de ses graphismes, ils sont détaillés, fins et on à droit à des scrollings différentiels du plus bel effet. Difficile de croire que ce jeu était l'un des premiers à sortir sur la super nes, alors qu'il est plus beau qu'une grande majorité des grosses productions sorties par la suite. Les couleurs sont un peu ternes, mais c'est voulu. L'atmosphère du soft conserve l'aspect gothique et glauque propre à la série, en le mettant même encore plus en avant, cet épisode est vraiment plus sombre, plus lugubre, de plus,  pour ne rien gâcher, les lieux à visiter sont très esthétiques et vraiment variés. L'ensemble reste toutefois assez inégal, et quelques endroits parraîssent bien pauvres en comparaison des autres. Rien de catastrophique cependant, sa reste toujours agréable. Certains stages ont même bénificié du fameux Mode 7 de la Super Nintendo (permettant des zooms et des rotations pour des effets 3D). 

Concernant la jouabilitée et comme dit plus haut, ce Castlevania possède un gameplay qui lui est propre, le rendant unique dans la série. Premièrement le personnage, Simon, est un peu plus souple dans ses sauts, il peut aussi avancer tout en restant accroupi, mais la réelle différence vient de l'utilisation du fouet en lui-même : habituellement expédié uniquement vers l'avant, il peut ici être lancé dans toutes les directions. Simple d'utilisation, fun et éfficace, ce nouveau système retire cependant une partie de l'intensité et de la technicité du gameplay d'un Castlevania plus "classique". Par exemple plus besoin de sauter pour atteindre un enemi attaquant des hauteurs, il suffit de rester tranquillement au sol et de frapper en pointant la bonne direction. Idem si le vilain se trouve à l'étage du dessus, inutile de monter l'escalier tout de suite pour l'affronter de face en prenant des risques, non, un bon coup dirigé vers le nord et on en parle plus. Du coup, certaines armes secondaires (qui s'utilisent à présent avec la touche R), comme la hache per exemple, perdent une bonne partie de leur utilitée. Le fouet va de plus chercher les enemis assez loin, la longueur de ce dernier a semble-t-il, également étée augmentée. Il pourra également servir de bouclier contre les projectiles de vos adversaires. En maintenant la touche d'attaque, Simon laissera pendre son arme et il sera alors possible de l'agiter dans tous les sens. En maintenant la flèche vers l'avant, notre héros tends son bras et le fouet pendra alors devant lui, offrant par la même occasion une belle protection contre les projectiles adverses. Suite à ces quelques changements, et malgré le plaisir de jeu qu'ils apportent, on notera tout de même quelques moins, comme cette baisse au niveau de la frénesie de l'action, mais également de la difficultée générale du titre, qui en prend un coup, forcément.          

 

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Cette dernière fait triste mine en comparaison d'un Dracula X par exemple. Les enemis sont nettement moins vifs, moins nombreux, moins vicieux, tout comme les pièges. Les boss s'éliminent pour la plupart sans aucune stratégie particulière, les bourrins pourront donc laisser libre cours à leurs pulsions puisqu'il suffira de cogner comme un sourd jusqu'à ce que mort s'en suive. Sans oublier les fameux morceaux de poulets, servant à restaurer l'énergie, se faisant plutôt rares en temps normal mais qui sont ici monnaie courrante si on se donne la peine de fracasser les bons murs qui les dissimulent. Le jeu oppose malgré tout une bonne résistance, certains passages se révèlent très ardus et demanderont de la maîtrise ainsi que beaucoup de sang-froid.

On en arrive à la partie musicale du titre qui est tout simplement démentielle. Techniquement d'une part, en utilisant à merveille les capacitées sonores de la super nes, qui démontre avec fougue de quoi elle est capable, mais aussi et surtout artistiquement. Il faut dire que la baffe prise à l'écoute du morceau accompagnant le premier stage est si violente qu'elle laissera une marque indélébile sur les oreilles et dans nos cœurs. Le plus impressionnant étant que les choses ne changeront pas jusqu'à la composition finale du soft. Toutes les musiques sont absolument divines, l'ambiance conférée au titre à travers elles est tout simplement magique (ou maléfique, au choix). Le ponpon est décroché lors des 3 derniers stages, mention spéciale donc, à ces fabuleux morceaux qui seront d'ailleurs repris et remixés par la suite. Entraînantes, calmes, d'ambiances, glauques, pesantes, la variétée des compositions vient se méler à leur qualitée, chacunes d'elles donnant vie à ce monde ténébreux et sinistre, en créant cette atmosphère si singulière, et qui, à l'image du jeu, restera gravée dans les mémoires…

 

 

Graphisme                                          https://static.onlc.eu/oldschoolgamesNDD//12623799330.png

Graphismes d'excellente qualité. Malgré le fait qu'ils datent, ils étaient tellement bons et tellement en avance sur leur temps qu'ils rivalisent sans mal avec bon nombre de grandes productions plus récentes.

Esthéthique                                        https://static.onlc.eu/oldschoolgamesNDD//126238002354.png

Ce Castlevania est clairement celui qui dispose de l'atmosphère la plus sombre de toute la série. Chaque stage est vraiment un coupe-gorge, les couleurs sont criardes, les environnements sont terriblement glauques et en plus de sa, ils sont extrêmement variés.

Gameplay                                            https://static.onlc.eu/oldschoolgamesNDD//126238003659.png 

Fouet utilisable dans toutes les directions et déplacements un peu plus souples (mais conservant cette maniabilitée bien définie et ciselée qui confère à cette série toute sa saveur) sont les particularités de cet épisode. Rien à dire c'est vraiment démentiel.

Musique                                                https://static.onlc.eu/oldschoolgamesNDD//126238003659.png 

Le point fort du titre, celui qui marque les esprits au fer rouge. Le ressenti à l'écoute est tout simplement indescriptible, les musiques sont divines et donnent un cachet inoubliable à Akumajou Dracula. On reste sans voix en face de ces morceaux d'anthologie. Les bruitages sont également d'excellente facture, notamment celui du fouet, très réussi.

Durée de vie                                        https://static.onlc.eu/oldschoolgamesNDD//12623799330.png

12 stages, bien conçus et surtout bien longs sont au programme. C'est plus qu'honnète, et malgré une difficultée en baisse par rapport aux habitudes de la série, sa reste du Castlevania et le challenge se fait bel et bien ressentir. Le soft intègre le système de passwords, une bonne initiative qui permet de reprendre la partie dans le stage de son choix, sans avoir à recommencer l'aventure du début.

Intérêt                                                                    9 / 10 

Bénéficiant d'une excellente réalisation, d'une bande-son magistrale, d'un fabuleux gameplay, d'une ambiance fantastique, Akumajou Dracula se place sans mal dans la catégorie poids lourds de la Super Nes. Un classique incontournable.

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