Actraiser 1

ActRaiser (US, JAP & EUR)
Console : Super Nintendo
Genre : Action / Plate-forme / Gestion
Editeur : Enix
Développeur : Quintet
Date de sortie : 1991
Nombre de joueurs : 1
Difficulté : Normal
Sauvegarde : Oui
Ce titre signé Quintet (développeur à qui l'on devra par la suite bon nombre de productions sous la tutelle d'Enix, ainsi qu'un second épisode d'ActRaiser) peut être considéré comme un ovni vidéo-ludique à part entière. Mélange de genres pour le moins curieux et audacieux, ActRaiser combine l'action / plate-forme classique, à de le géstion du style Sim City. Etonnant de prime abord, le système est au final plutôt éfficace et plaisant pad en main, mettant parfaitement à contribution l'intrigue de jeu. En effet, le soft propose d'incarner ni plus ni moins qu'un dieu, tout juste sorti de son sommeil. Sa mission sera de débarrasser le monde du mal que fait régner le démon Tanzra, et de venir en aide aux différents peuples qui deviendront ensuite des croyants. Vous serez secondé tout au long de votre quète par un ange, conseiller qui sera d'une grande aide, et qui vous expliquera le fonctionement des choses, une sorte de guide en fait.
A partir du temple volant, le Sky Palace, il est impératif de faire le ménage sur terre et de la débarrasser des ténèbres dans lesquelles l'a plongée Tanzra. Ce dernier est également à l'origine de la diminution de vos pouvoirs, et pour les retrouver, le seul moyen sera d'amener un maximum de disciples à votre cause, en faisant s'accroître et prospérer la population de chacunes des régions à visiter (6 au total). Mais avant de pouvoir créer quoique se soit, il faudra partir au combat, 6 démons à la solde de Tanzra sont au menu. Les stages sont donc au nombre de 6, chacuns étant scindé en 2 actes.
On y accède par le biais de la map (réalisée en mode 7). Les niveaux sont assez classiques dans leur forme, mais très bien réalisés et plaisants à traverser, ils se terminerons inévitablement par l'affrontement avec un boss. Le personnage à controler se trouve être une statue, représentation d'un guerrier divin, et dans laquelle le maître se matérialise pour prendre forme sur terre, la classe. La maniabilitée est excellente, les actions sont on ne peut plus simples, sauter, frapper, se baisser, du classique mais très ciselé, et parfaitement maitrisé. Le jeu s'avère en outre être bien défoulant, les excellents bruitages et les différents effets accentuants très certainement cette grisante sensation ressentie. Le plaisir ne s'arrète pas la, puisque les graphismes et l'architecture proposés pour chaques stages sont splendides. A l'instar de jeux comme Akumajou Dracula (Super Castlevania IV) par exemple, l'aspect graphique d'Actraiser n'a pas pris la moindre ride, tout du moins pendant les phases d'action. Concernant l'aspect gestion, qui représente tout de même facilement 50% du jeu, c'est un peu différent. Dépouillé et vide, mais c'est acceptable et le tout a au moins le mérite d'ètre clair.
Lors de ces phases de géstion, l'ange sous vos ordres prendra la relève et devra indiquer au peuple dans quelle direction construire son village, tout en protégeant ce dernier des monstres qui viendront jouer les troubles-fètes. Ces vilains surgissent en fait d'un sceau démoniaque sur lequel il faudra amener les habitants afin de le sceller. Il sera également nécessaire de débroussailler le terrain, parfois impraticable, en brûlant par exemple arbres et buissons génants, en faisant fondre la neige, ou encore en laissant tomber la pluie sur les champs, tout sa à l'aide des différents pouvoirs qui vous sont conférés. Les citoyens sauront se montrer reconnaissants, et feront de temps à autres des offrandes, qui s'avereront très utiles. La partie géstion est intimement liée à la partie action, puisque la progression du dieu (point de vies, magies) se fait en fonction de l'accroissement de la population et des différentes offrandes reçues. Pour terminer il serai criminel de ne pas mentionner la partie sonore du titre, mise en valeur par des musiques absolument phénoménales signées Yuzo Koshiro (Street of Rage, Beyond Oasis), avec en tête de liste le morceau d'anthologie accompagnant le 1er stage.
Graphisme 
Bilan mitigé, avec d'un côté les phases action techniquement superbes, une véritable prouesse compte tenu de l'année de production, et d'un autre côté les graphismes pauvres et dépouillés des phases de géstion.
Esthétique 
Un monde heroic-fantasy des plus réussis, avec des lieux visités très variés (forêt maudite, volcan, pyramide…). Le charcter désign est très bon également, en particulier concernant le guerrier incarné, très sylé.
Gameplay 
Pour la partie action, c'est excellent. Maniabilitée excellente et fun, le tout avec un punch bien senti. Pour la géstion, c'est simple et plaisant au final, mais un peu répétitif et parfois un peu longuet, le fait de devoir attendre systématiquement entre chaque nouvelle parcelle à aménager peut par exemple agacer.
Musique & sons
Yuzo Koshiro signe ici une ost superbe. Les bruitages sont quand à eux absolument géniaux. Très péchus, ils contribuent grandement à la violence et à la sauvagerie dégagée par le soft. Le petit bémol concerne le son des écritures, qui est enregistré bien trop fort par rapport aux musiques, ce qui peut s'avérer quelque peu génant si on pousse un peu le volume, histoire de se plonger complètement dans l'ambiance enivrante du titre.
Durée de Vie
Les stages sont peu nombreux, courts, et assez faciles, surtout si on prend le temps de bien booster ses capacitées lors des phases de géstion. Ces dernières représentent facilement la moitié de l'aventure, et malgré l'aspect rébarbatif de la chose, le soft dispose de ce petit truc qui fait qu'on poursuit ses efforts, encore et toujours, jusqu'au but final.
Intérêt 8 / 10
Seul représentant dans son domaine, ActRaiser est une franche réussite, malgré quelques petits défauts qu'on saura rapidement pardonner au vu des qualitées et du plaisir de jeu offert par le titre. Un véritable classique de la Super Nintendo tout simplement.
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